La dépêche de Kabylie : une information entre mensonges et calomnies

21/03/2013 15:32

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Des lecteurs nous ont interpellé sur la ligne insidieuse du journal francophone "La dépêche de Kabylie" qui s'attaque ces derniers temps à la morale kabyle qui est dépeinte comme étant dépravée, notamment à travers des articles traités de manière très insidieuse sur une prétendue débauche en Kabylie. Un de nos lecteurs a rappelé l'appellation "Débauche de Kabylie" décernée, à juste titre, à ce "journal" dont le fondateur n'est autre que le Bachagha Amara Benyounes, dont la formation politique, le MPA, "né avec des moustaches" est le dernier Cheval de Troie de Bouteflika en Kabylie.


Amara Benyounes, dernier cheval de Troie en date du régime Bouteflika. (PH/Dr/Archives)
Des citoyens de Kabylie en colère contre la "Dépêche de Kabylie" nous ont alerté sur les thèmes favoris de ce "journal" prenant, ces derniers temps, pour cible la femme kabyle dont il multiplie les articles orduriers et diffamatoires sur notamment de "nombreux" abandons d'enfants dans les diverses régions de Kabylie, tantôt c'est Tizi, tantôt c'est Vgayet, tantôt c'est Tuvirett. Avant hier, il ne s'agissait de rien de moins que de la "mise en vente" de nouveau-nés par des mères kabyles pour de modiques sommes de... 50 millions.

Nous reproduisons un des messages reçus à notre rédaction afin de donner la parole aux citoyens kabyles désemparés par la politique d'anéantissement aux multiples facettes, à laquelle est soumise la Kabylie.

Un citoyen de Kabylie nous a exprimé ainsi sa colère :

"Chers frères, en tant que citoyen kabyle, je tiens à vous faire savoir qu'un certain quotidien qui s'appelle "dépêche de Kabylie" n'a pas trouvé de faits à rapporter que les choses qui nuisent à l'image et à la dignité de notre belle et rebelle mère Kabylie. Ces derniers jours des journalistes zélés ne cessent de salir l'image des femmes kabyles dignes de leurs noms pour nous détruire moralement".

L'auteur du message, à qui nous donnons la parole, assure être "persuadé que les décideurs leur dictent bien ce qu'ils prétendent rapporter comme information" rajoutant qu'il tenait "par ce message à dire aux auteurs de ces articles qu'ils ne sont que des gens qui ne méritent pas de faire partie du noble métier de journaliste. Honte à la débauche de kabylie tel qu'elle a été définie par un certain Nordine Ait Hamouda, je tiens aussi à préciser que je n'ai aucune appartenance politique. Vive la Kabylie."

Le journal du Bachagha Amara Benyounes, à la solde de Bouteflika dont il n'hésite pas à soutenir un quatrième mandat, prend régulièrement le relais du journal arabophone "Echourouk" qui informe la société sur la «dégradation des moeurs» en Kabylie et qui affirmait dernièrement que les femmes de Kabylie mettaient leurs enfants au monde "dans la rue" et que les enfants de Kabylie "allaient à l'école sur des ânes" comme nous l'avions mentionné dans un article que nous avions titré "Injures à la Kabylie: Echourouq ou la nouvelle presse coloniale"

Le Bachagha Amara Benyounes tout comme deux autres spécimens de la même catégorie, Khalida Toumi et Ould Ali Lhadi, qui œuvrent de leur côté à pervertir la culture et l'identité de la Kabylie, sont entrés, de leur vivant, dans la sombre Histoire de la trahison et du reniement. Tels les harkis en 1962, ils seront honnis aussi bien par ceux qu'ils ont trahis que par ceux pour lesquels ils ont trahi.

zp,
SIWEL 211535 MARS 13



A lire aussi :