La brusque démission de Margaret Ryan, la « gendarme des marchés »
La semaine dernière, plusieurs évènements ont mis « la puce à l'oreille » de nombreux observateurs.
Margaret Ryan, responsable de l’application des lois à la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité américaine chargée de lutter contre les délits d’initié et les fraudes financières, a démissionné brusquement, après seulement six mois en poste.
Selon plusieurs informations rapportées, elle souhaitait adopter une approche plus offensive contre la fraude financière, y compris dans des dossiers politiquement sensibles pouvant concerner l’entourage de Donald Trump.
Cette orientation aurait suscité l’opposition du président de la SEC, Paul Atkins, nommé par Trump, ainsi que d’autres commissaires Républicains.
Laxisme ou conflit d'intérêts ?
Mais le président de la SEC, Paul Atkins, ainsi que d’autres commissaires, partisans de Trump, s’y sont opposés. Pourquoi ?
Avant sa nomination par Donald Trump, Paul Atkins était co-président de la Token Alliance, un groupe de pression favorable aux cryptomonnaies, et détenait plusieurs millions de dollars d’actifs liés à ce secteur.
Depuis son arrivée à la tête de l’agence, la SEC a abandonné ou réglé à l’amiable plusieurs procédures visant des entreprises de cryptomonnaie et adopté une ligne plus conciliante en matière de régulation.
Dans ce contexte, certains observateurs s’interrogent sur l’absence d’enquête officielle après la série de mouvements inhabituels constatés le 23 mars sur les marchés financiers.
Des mouvements boursiers suspects, quelques minutes avant... une annonce de Trump
Lundi dernier, à 7h05 (heure de New-York), le président US a publié sur sa plateforme Truth Social que :
Washington avait eu des « conversations très bonnes et productives » avec Téhéran en vue d’une « résolution complète » des hostilités.
Immédiatement, les marchés ont réagi : les contrats à terme sur l’indice S&P 500 ont progressé de plus de 2,5 %, tandis que les prix du pétrole ont chuté brutalement.
Mais une activité inhabituelle avait déjà été observée pendant les minutes précédant le tweet de Trump.
Entre 6 h 49 et 6 h 50, le volume des ordres sur les contrats à terme de pétrole brut au NYMEX a fortement augmenté, représentant environ 170 millions de dollars.
Une hausse comparable a été observée sur les contrats Brent ainsi que sur plusieurs indices boursiers, dont le S&P 500, où environ 1,5 milliard de dollars de contrats à terme ont été achetés à la même minute.
Ces mouvements sont intervenus avant toute information publique sur d’éventuelles négociations avancées entre Washington et Téhéran, suscitant des interrogations sur l’existence possible d’investisseurs disposant d’informations anticipées.
En d'autre termes, l'existence d'un colossal conflit d'initiés...
L'entourage de Trump suspecté
Aucune preuve n’a toutefois été apportée à ce stade... car aucune enquête officielle n’a été ouverte par la Security Exchanges Commission !





