ASSOCIATION ESPACE GIBERT

Exposition du 23 octobre au 13 novembre 2026

Entrée libre




Vernissage le 23 octobre à 18h30

Catherine Masquelier / Jean-Michel Chessari / Karin Geschke

Heures d'ouverture de L'Espace Gibert : mardi de 14h à 18h, mercredi et jeudi de 9h à 12h et de 14h à 18h, vendredi de 10h à 12h et de 14h30 à 18h, samedi de 9h à 13h.

Catherine Masquelier, artiste peintre

Paysages intérieurs

"La peinture naît parfois d'un regard porté sur le monde. D'autres fois, elle émerge d'un territoire plus intime, où émotions, sensations et souvenirs prennent forme avant même de trouver les mots pour se dire.

Dans cette série de peintures acryliques, le geste devient langage. Réalisées dans une dynamique d'exécution rapide, les œuvres conservent toute la spontanéité et l'énergie de leur création. Chaque trace, chaque mouvement et chaque matière témoignent d'une expression instinctive, où se mêlent maîtrise et lâcher-prise.

Loin de toute représentation figurative, ces œuvres explorent un espace intérieur où couleurs, rythmes et textures dialoguent librement. La matière conserve la mémoire du geste et révèle un cheminement plus qu'un résultat.

Ces peintures évoquent des paysages intérieurs, des espaces sensibles où chacun peut projeter ses émotions, ses souvenirs ou ses rêveries. Elles invitent le spectateur à une expérience contemplative, à la rencontre de la couleur, du mouvement et de ce qui résonne en lui de façon intime et personnelle."

Jean-Michel Chessari, photographe

Entre vision et souvenir
 
"Il y a des instants où le monde ne se montre plus : il « suggère ».
Là, dans l’entre-deux du visible et du ressenti, les formes cessent d’être solides, elles deviennent « souffle, vibration, passage ».
Chaque image est une trace, un murmure du réel qui s’efface en même temps qu’il se révèle.
 
Inspiré par l’esthétique impressionniste, ce travail s’attache à saisir non pas la netteté du monde, mais son « tremblement », ce moment où les contours se dissolvent, où l’image devient sensation. Chaque photographie naît d’un regard attentif aux transitions : entre ombre et clarté, immobilité et passage, matière et émotion.
 
Ces images ne cherchent pas à décrire, mais à « évoquer ». Elles invitent le spectateur à ralentir, à se laisser traverser par la douceur d’une lumière, la fluidité d’une couleur, la densité d’un silence.
Derrière leur apparente simplicité, elles racontent une autre façon d’habiter le visible : celle où le monde ne parle pas fort, mais murmure.
 
Cette série explore la frontière fragile entre la lumière et la matière, entre ce que l’œil saisit et ce que l’âme retient.
Les contours s’y dissolvent, la couleur y respire, et le silence devient langage.
 
Photographier, ici, n’est plus décrire : c’est « écouter ».
Écouter comment le monde, parfois, parle tout bas."

Pour en savoir plus :
https://jeanmichess.myportfolio.com/

Karin Gechke

Au fil du vent

 

Née en 1956 à Minden. Études de peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Stuttgart de 1980 à 1986. La peintre vit et travaille à Stuttgart et à Gasparets, dans les Corbières. Nombreuses expositions en Allemagne. Dans la région des Corbières, l'artiste a exposé à plusieurs reprises, notamment à la Maison des Arts, à Bages, 2007, et a participé à des expositions : au Sentier Sculpturel, Mayronnes, 2007 à la Maison Vigneronne, Narbonne, 1987, et à la l'Espace Gibert, Lézignan, 1989.
 

Dans ses œuvres, l'artiste recherche constamment le dialogue avec le lieu (de séjour) et la saison, marqués par la lumière et les couleurs. Elle crée ainsi une réponse et une résonance picturales, comme une poésie capturée dans l`ìmage. Ses tableaux s'inscrivent stylistiquement dans une abstraction « néo » lyrique.
 

Dans son atelier de Stuttgart, elle assemble des fragments d'images avec des tissus qui ont une signification (par exemple, un morceau d'une tente du désert), les travaille de manière picturale et les combine pour créer un nouvel univers qui, telle une machine à remonter le temps, réunit le passé et le présent.
 

Dans son atelier de Gasparets, en revanche, le paysage trouve directement sa place dans les images grâce à l'utilisation de différentes terres provenant des vignobles, à des frottages ou à des empreintes de plantes et d'objets trouvés, de sorte que l'immédiat se transforme en image et libère ses histoires.


        
Lu 27 fois
Rédigé par Association Espace Gibert le Vendredi 6 Mars 2026

EXPOS | QUI SOMMES NOUS ? | CONCERTS CLASSIQUES | CONFERENCES | FESTIVAL D'ETE | ARCHIVES