Soyez ravis par vos enfants!

Poser des limites.


Chez nous en tout cas, tout n'est pas négociable, il y a des stops et
des nons sur lesquels je ne reviens pas, même s'il y en a peu. Je ne laisse
pas mes enfants faire n'importe quoi chez les autres par exemple, TROIS
possibilités ou je ne sors plus, ou je sélectionne les familles chez
lesquelles je vais, ou je pose un stop qui montre que là ça va trop loin
pour nous tous. Après le stop il y a une crise de colère ou de rage de l'enfant que
j'essaie d'accueillir selon mes moyens en énergie du moment. Je sais qu'il y
a des périodes où mes enfants sont hors d'eux, je sais qu'il y a des moments
où le dialogue ne sert à rien, et quand je tiens vraiment à une règle
quelconque : je m'affirme.

Je ne vois pas le rapport avec l'isolement qui est une punition, (pour moi
en tout cas).
Je ne vois pas comment un enfant à moitié étouffé par les sanglots retenus
va "réfléchir" à ce qu'il a fait ! Je trouve cette démarche forcément
moralisatrice : Réfléchis à ce que tu as fait, vois comme c'est mal ! Tu
vois ce que je veux dire, réfléchir ça veut dire simplement : évalue la
nocivité de ton acte, mortifie toi.
Je n'appelle pas cela réfléchir. (Je parle de réflexion parce que beaucoup
de parents parle d'un quart d'heure de réflexion et Steeve Bidulph aussi.)
Je préfère mille fois un non sain, sans culpabilisation, sans jugements, qui
dit juste stop, là ça va trop loin pour moi je ne peux plus, avec une
explication neutre. Mais on dirait que c'est très difficile à obtenir tant
les nons étaient accompagnés de jugements, et de culpabilisations pendant
notre enfance.

C'est vraiment fréquent les petites phrases assassines qui accompagnent la
limite, ça vient presque automatiquement selon ce que l'on a entendu soi.
Pour moi réfléchir ça peut se faire ensemble : posons nous et essayons de
trouver une solution à ce problème, ça c'est de la réfléxion.
ça me paraissait important de différencier réflexion de moralisation, parce
qu'il y a des mots dont on change le sens quand il s'agit d'élever les
enfants, il y a vraiment une complicité collective inconsciente pour les
opprimer comme nous l'avons été. La fessée par exemple ce n'est pas un coup,
le respect : il est seulement dû aux personnes adultes, on pourrait en
trouver d'autres ...

Rédigé par cdk le Jeudi 15 Septembre 2005 à 15:34 | Lu 3414 fois