FLASH-INFO pour ne pas perdre le PHIL
Election : le scrutin à 2 tours peut nous jouer des tours….
Samedi 21 Avril 2007
Connaissez-vous le paradoxe de Condorcet, ce mathématicien qui s'est intéressé à la représentativité des systèmes de vote ?
Nicolas de Condorcet a démontré que dans une élection, le candidat élu n'est pas toujours celui qui est le plus apprécié par les électeurs… Imaginons 3 candidats qui se présentent. Pour faire dans l'actualité, supposons que ces 3 candidats soient Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Partons alors de l'hypothèse suivante : Ségolène (A) est préféré à Bayrou (B), et Bayrou (B) est préféré à Sarkozy (C). La logique voudrait alors que Ségolène (A) soit préféré à Sarkozy (C), puisque A>B et B>C alors A>C…. et bien pas forcément ! Sarkozy (C) peut être préféré à Ségolène (A)…
Pour résumer ce paradoxe électoral, j'ai bien aimé la conclusion de Christian Godin dans "Philosophie pour les nuls" : "le paradoxe du vote : préférer celui que l'on aime le moins et éliminer celui que l'on préfère".
Nos dernières élections présidentielles de 2002 ont démontré par contre que : quand A est préféré à B et que C est préféré à B… A a alors toutes ses chances d'être élu contre B ! Surtout lorsque C est éliminé au 1er tour… C'est ainsi que Chirac a été élu à 80 %....
Nous verrons bien demain dans quelle configuration nous allons nous retrouver…
Marjorie Rafécas
La philosophie se vend de mieux en mieux, et ce n'est manifestement pas un effet de mode. Alors que les ventes globales des éditeurs français ont tendance à baisser, les ouvrages en science humaine voient leur chiffre d'affaires augmenter. Après la success story du "Monde de Sophie", de Jostein Gaarder (1,5 million d'exemplaires vendus dans le monde), qui aurait cru que la révélation "philosophie" persisterait jusqu'en 2007 ?
La philosophie, longtemps boudée, correspond aujourd'hui à un réel besoin des citoyens en mal de repères. La société de consommation offre un bonheur instantané et fugace, mais ne propose rien en retour pour expliquer la mort et les accidents de parcours. Comme la religiosité est en recul, la philosophie vient combler ce vide laissé par le manque de transcendance. Tant que la vie sera absurde et qu'il manquera du "sens", la philosophie restera d'actualité.
C'est tout d'abord Bernard-Henri Lévy, surnommé "BHL", qui fera entrer la philosophie dans les coulisses de l'actualité. Après, un peu comme un conte de fée pour enfants, "Le monde de Sophie" arrivera en 1995 pour expliquer l'histoire de la philosophie. C'est alors qu'un certain André Comte-Sponville fait son apparition avec son petit traité des grandes vertus. Son secret : un style intelligible et doux. La simplicité est clairement la vertu principale d'un philosophe ! Puis apparaît un philosophe, fougueux, iconoclaste et workaholic, Michel Onfray, qui aborde les philosophes par ce qu'ils mangent… "Le ventre des philosophes" nous apprend à nous méfier des écrivains qui ont une phobie des crustacées (comme Jean-Paul Sartre) et des philosophes-enfants, comme Rousseau, qui ne boivent que du lait caillé…. Mais, lorsqu'une boîte dans l'industrie l'appellera pour animer un séminaire sur les saveurs pour ses salariés, Michel Onfray comprit qu'il fallait arrêter d'écrire sur la gastronomie philosophique… Il se plongera alors dans un long traité d'athéologie. Enfin, le troisième mousquetaire de la philosophie accessible se trouve être l'ancien Ministre, Luc Ferry. Il se fera particulièrement remarqué par son essai "L'Homme-Dieu ou le sens de la vie" en 1996. Proche de l'UMP, il était la semaine dernière au Salon du Livre pour donner son point de vue sur le programme de Sarkozy.
André Comte-Sponville, Michel Onfray et Luc Ferry, le trio qui ravit les éditeurs car leurs livres se vendent à 100 000 exemplaires.
Mais ce trio laisse largement de la place à d'autres philosophes en herbe. Si l'on observe les meilleures ventes du mois de février (dans le magazine Lire), on voit arriver à la 19ème place, Alexandre Jollien, avec son livre "la construction de soi, Un usage de la philosophie".
Même les éditions First viennent de publier "la philosophie pour les nuls".
Sans compter, toutes les Unes de Magazine, surtout en été, qui se font en plaisir de remettre au goût du jour, les grands classiques de philo, du style "L'Amour vue par les grands PHILOSOPHES" (Le nouvel Observateur, Août 2006).
Seuls absents : les supports de la presse féminine ! En effet, la philosophie reste encore assez masculine, à la différence de la psychologie…
C'est tout d'abord Bernard-Henri Lévy, surnommé "BHL", qui fera entrer la philosophie dans les coulisses de l'actualité. Après, un peu comme un conte de fée pour enfants, "Le monde de Sophie" arrivera en 1995 pour expliquer l'histoire de la philosophie. C'est alors qu'un certain André Comte-Sponville fait son apparition avec son petit traité des grandes vertus. Son secret : un style intelligible et doux. La simplicité est clairement la vertu principale d'un philosophe ! Puis apparaît un philosophe, fougueux, iconoclaste et workaholic, Michel Onfray, qui aborde les philosophes par ce qu'ils mangent… "Le ventre des philosophes" nous apprend à nous méfier des écrivains qui ont une phobie des crustacées (comme Jean-Paul Sartre) et des philosophes-enfants, comme Rousseau, qui ne boivent que du lait caillé…. Mais, lorsqu'une boîte dans l'industrie l'appellera pour animer un séminaire sur les saveurs pour ses salariés, Michel Onfray comprit qu'il fallait arrêter d'écrire sur la gastronomie philosophique… Il se plongera alors dans un long traité d'athéologie. Enfin, le troisième mousquetaire de la philosophie accessible se trouve être l'ancien Ministre, Luc Ferry. Il se fera particulièrement remarqué par son essai "L'Homme-Dieu ou le sens de la vie" en 1996. Proche de l'UMP, il était la semaine dernière au Salon du Livre pour donner son point de vue sur le programme de Sarkozy.
André Comte-Sponville, Michel Onfray et Luc Ferry, le trio qui ravit les éditeurs car leurs livres se vendent à 100 000 exemplaires.
Mais ce trio laisse largement de la place à d'autres philosophes en herbe. Si l'on observe les meilleures ventes du mois de février (dans le magazine Lire), on voit arriver à la 19ème place, Alexandre Jollien, avec son livre "la construction de soi, Un usage de la philosophie".
Même les éditions First viennent de publier "la philosophie pour les nuls".
Sans compter, toutes les Unes de Magazine, surtout en été, qui se font en plaisir de remettre au goût du jour, les grands classiques de philo, du style "L'Amour vue par les grands PHILOSOPHES" (Le nouvel Observateur, Août 2006).
Seuls absents : les supports de la presse féminine ! En effet, la philosophie reste encore assez masculine, à la différence de la psychologie…
Marjorie Rafécas
Dernières notes
"Descartes n'était pas Vierge", un livre décalé et étonnant sur les philosophes décrits par leur signe astrologique. Pour en savoir plus, cliquer sur l'image ci-dessous !
Rubriques
"les femmes de leur émancipati
99 frs
andré comte-sponville
andré comte-sponville luc ferr
bayrou
beigbeder
bridget jones
christophe dominici
christopre andré
communisme
De la note au cerveau
dionysos
freud
hawking
kierkegaard
l'euphorie perpétuelle
le monde de sophie
le petit guide rugby pour les
lucy vincent
marx
pascal bruckner
philosophie
phéromone
Publicité Mercedes-Benz
S'affirmer avec Nietzsche
sarkozy
sartre
schopenhauer
simone de beauvoir
virginia woolf
Liste de liens
Profil
Marjorie Rafécas
Infos XML
Archives








