II faut choisir : ça dure ou ça brûle ; le drame, c'est que ça ne puisse pas à la fois durer et brûler. A. Camus

Intéressant le récent article dans Elle sur "le retour des relations platoniques"… Apparemment, cette nouvelle façon de "faire l'amour" est liée à l'angoisse de la platitude...

On y décèle deux tendances très différentes :
- la peur d'assécher le désir, à cause de la dépendance aux phéromones dont la durée de vie est limitée
- ou tout comme le livre "No logo", le contre-pied d'une société surconsommatrice.

L'amour platonique cherche en fait à échapper à deux dépendances : l'amour biologique et chimique, ainsi que, l'amour marketing et javellisé.

Cette tendance de fond est aisée à comprendre : nous sommes tous des romantiques, à la recherche d'un idéal. Aussi, point de surprise, car nous sommes habitués à la dialectique hégélienne, qui veut qu'à chaque mode, suive son opposé.

Ceci dit, attention aux réelles angoisses que peut cacher cet amour platonique : peur que la concrétisation salisse l'idéal, crainte que le désir se transforme en ennui, peur de la vie tout simplement…

Seule certitude : l'amour bling bling semble complètement "has been"… Et ce, tant mieux ! Car la vulgarité est l'ennemi de l'authenticité.

Seul point à résoudre : à quoi sert le désir ? Vaste sujet de dissertation philosophique…

Marjorie Rafécas
Rédigé par Marjorie Rafécas le Dimanche 8 Juin 2008 à 15:22 | Commentaires (4)

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