M-FRANCE *****

Je n’en crus pas mes yeux, quand apparurent au loin
Un traîneau et un renne pas plus gros que le poing

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Jeu de fin d'année...

Je n’en crus pas mes yeux, quand apparurent au loin
Un traîneau et un renne pas plus gros que le poing
Sergueïl s’en revenait ?
Que s’était-il passé ?
N’avait-il pas trouvé
Ses loups qu’il recherchait ?
Qu’était donc devenue la meute qu’il aimait tant
Fort traquée par son clan,
Mais que lui, jeune évène
Préférait à ses rennes.
Une louve, Voulka, et son mâle Torok
Tous deux heureux parents de petits louveteaux
Avaient mis quelque mois avant de croire en lui
La confiance était là maintenant, et tant pis
Si du clan et des siens son père l’avait banni.
Trop de rennes étaient morts, mais trop de loups aussi.
Il rêvait à la paix « canidés, cervidés ».
Il voulait oublier leur haine héréditaire
Et les imaginait, paisibles, côte à côte
Leur museau se frôlant au dessus du parterre.
Tout ça prendrait du temps,
Il n’était pas pressé, il n’avait que 16 ans.

Marie France décembre 2008





Pascale Madame Martin-Debève
Rédigé par Pascale Madame Martin-Debève le 20/12/2008 à 22:43